MINES DE CHARBON

MINES DE CHARBON

Historique 4

Houillères de la Loire

Le bassin houiller de la Loire fut historiquement le premier à être exploité en France. A partir des années 1860 il fut le deuxième bassin en termes de production derrière le Nord qu'il dépassa occasionnellement en période de guerre. L'appellation de " bassin houiller de la Loire " apparaît début XIXe siècle suite aux travaux cartographiques de l'ingénieur des mines Louis Antoine Beaunier.

C'est à Saint-Étienne qu'est installé le siège des H.B.C.M. (Houillères des Bassins du Centre et du Midi).

Houillères de Blanzy-Epinac-La Machine

Les Houillères de Blanzy regroupent trois bassins miniers sans lien géologique entre eux : Blanzy-Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Epinac (Saône-et-Loire) et Decize-La Machine (Nièvre).

L'exploitation du charbon remonte au moins au début du XVIe siècle. Le 7 octobre 1761, M. de la Chaise entre en possession des droits d'exploiter le charbon sur la baronnie de Montcenis. Il effectue le 29 mars 1769, une demande d'exclusivité sur l'exploitation de ce charbon, exclusivité qui lui est accordée. Cette "concession" est confirmée par lettre patente du Roi le 5 janvier 1771.

Le 5 août 1776, la "concession" est cédée à Roettier de la Tour puis successivement le 20 octobre 1777, à la société Desgrange, Happey, Joly et Cie et le 17 juin 1779 à Renard et Cie.

Un arrêt du Conseil du Roi du 15 mai 1782 oblige M. de la Chaise à reprendre sa "concession" et un nouvel arrêt lui concède à partir du 1er janvier 1782 pour 88 ans. Un accord est signé entre M. de la Chaise, le représentant des Forges et hauts fourneaux du Creusot (au nom du Roi), M. de Wendel. Le 8 janvier 1784 elle est cédée à M. de Wendel. M. de la Chaise abandonne tout ses droits le 18 mai 1786 au profit du Roi, et divers (dont de Wendel) réunis sous la raison sociale "Bettinger, Perrier et Cie".

Suite à la loi de 1791 sur les mines, MM. de Pourtalès, Perret et Desplace se mettent à exploiter un gîte situé sous un domaine loué. Après de nombreux procès, un arrangement intervient le 5 germinal an II (25 mars 1795) entre la société des établissements du Creusot et la société Pourtalès, Perret, Desplaces et Cie...

Un jugement du tribunal civil de la Seine du 8 août 1818 adjuge à Jean François Chagot, l'un des plus gros actionnaires du Creusot, l'ensemble des propriétés des sociétés de Creusot et de Blanzy.

Mais les usines et mines du Creusot sont revendues le 12 janvier 1826 à deux industriels anglais, MM. Mamby et Wilson. En 1832, la concession de Blanzy est délimitée définitivement par l'ordonnance royale du 12 février 1832 qui créé la concession de Blanzy par partage de l'ancienne concession du Creusot et de Blanzy de Delachaise. D'autres concessions seront rachetées par Blanzy entre 1841 et 1851 : au nord, les concessions de Crépins, des Perrins et du Ragny et au sud les concessions des Badeaux, des Porrots et de la Theurée-Maillot ainsi que la concession de St Bérain et St Léger rachetée en 1844. Mais en fait sur les 20081 ha concédés seuls, 4.754 sont estimés utiles en 1900.

En avril 1833, une société est créée entre Jules Chagot, Eugène de Bassano et Perret frère qui devient en 1838 "Compagnie des Mines de Houille de Blanzy, Jules Chagot, Perret-Morin et Cie" puis en 1856, suite au retrait de Perret-Morin, "Compagnie des Mines de Houille de Blanzy, Jules Chagot et Cie". Jules Chagot décède en 1877. Son neveu Léonce Chagot lui succèdera puis, en 1893, Lionel de Gournay.

 



08/04/2008
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