MINES DE CHARBON

MINES DE CHARBON

Historique 1

Mines en France

En France, c'est le code minier qui définit ce qu'est une mine. La notion repose uniquement sur la nature du matériau, que l'extraction se fasse à ciel ouvert ou en sous-sol. Sont concernés, les combustibles (charbon, pétrole, gaz), les métaux (fer, cuivre) et quelques autres matières (sel, soufre).

Pour les produits qui ne figurent pas dans la liste, on parle de carrières, il s'agit notamment des matériaux de construction sable, argile, gypse, calcaire etc. Ils relèvent de la législation sur les ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement).

Si, au regard du Code civil français, la propriété du sous-sol appartient au propriétaire du sol, la gestion du sous-sol minier appartient, elle, à l'État qui peut en concéder l'exploitation à une compagnie minière.

L'histoire des mines françaises

Le charbon et le lignite

L'extraction du charbon de terre (par opposition au charbon de bois) est très ancienne et remonte au moins au Moyen Âge mais connaîtra un développement important à la fin du XVIIIe siècle et surtout pendant la Révolution industrielle dans la seconde moitié du XIXe siècle. Notons que la France, malgré ses richesses n'a jamais été auto-suffisante en charbon et que même au summum de la production dans les années 1960, elle a toujours importé du charbon étranger (venant du Royaume-Uni, d'Allemagne, Union soviétique, de Pologne, etc.).

Les Houillères ont été nationalisées par la loi n°46-1072 du 17 mai 1946 qui créée l'Établissement public "Charbonnages de France" et ses décrets d'application qui créent les différentes Houillères de bassin (Houillères Nord-Pas-de-Calais, houillères de Lorraine, houillères d'Auvergne, Houillères de la Loire, Houillères de Blanzy, Houillères du Dauphiné, Houillères de Provence, Houillères d'Aquitaine et Houillères des Cévennes). Mais plus de 200 petites exploitations échappèrent à la nationalisation, dont les principales étaient les exploitations de Faymoreau (Vendée), Ronchamp (Haute-Saône), Lavaveix-les-Mines (Creuse), Manosque et Bois d'Asson (Alpes-de-Haute-Provence), le bassin du Briançonnais (Hautes-Alpes), etc. La dernière mine privée en France (Cruéjouls en Aveyron) ferma ses portes en 1988.

Le décret du 16 avril 1968 transfère les biens de différentes houillères du centre et du sud de la France : Auvergne, Loire, Provence, Dauphiné, Blanzy, Cévennes et Aquitaine aux houillères du bassin du Centre et du Midi (HBCM), les Houillères de Bassin Nord-Pas-de-Calais (HBNPC) et de Lorraine (HBL) sont toutefois maintenues

Le bassin du Nord-Pas-de-Calais

Affleurant à la frontière franco-belge, le gisement s'enfonce progressivement vers l'ouest. Il est le prolongement du Sillon industriel qui fut et reste, de Mons à Liège et Verviers, la zone industrielle de la Wallonie. Son exploitation dans le département du Nord a débuté à Anzin au XVIIIe siècle. Mais les recherches en Artois étaient restées vaines, en raison d'un changement d'orientation des veines. C'est donc par hasard, en creusant un puits artésien qu'on en retrouvera la trace vers Oignies en 1841. Cette découverte sera le point de départ d'une vaste campagne de prospection qui aboutira à la création de nombreuses compagnies minières. L'exploitation du gisement déclinera à partir de 1960 et sera définitivement arrêtée en 1990.

 



08/04/2008
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